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'C'_H_A_P_I_T_R_E__T_R_O_I_S_''♠'
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Point de vu Tom Kaulitz
Accroché a ma guitare, dans une chambre d'hôtel situé dans je ne sais plus quelle ville, dans je ne sais plus quel pays, je joue depuis des heures. Ou peut-être quelques minutes en fait. Je ne sais pas. J'ai perdu toute notion de temps et d'espace.
Une fausse note se fait entendre, je grimace. Dans un soupire, je repose le précieux instrument a mes coté, sur le lit, et m'allonge sur le dos. Mes pieds toujours au sol, mes cuisses, mon torse et ma tête s'affaisse dans le matelas en silence. Vide. Perdu. Blasé aussi. Vide, perdu et blasé. Oui c'est exactement cela. Et j'ai beau le savoir, je ne fait rien pour y remédier. Heureux ou pas, d'extérieur ça ne se remarque pas, alors a quoi bon. Mes proches s'en sont surement rendu compte mais ils évitent de m'en parler. Le silence est d'or, la parole est d'argent m'a-t-on dit un jour. Et puis de toute manière, je suis trop faible et abattu pour vouloir y remédier. Il est toujours plus agréable de vivre dans un passé heureux que dans un présent si ... déprimant et merdique.
Je ferme les yeux, et commence alors mon passe temps favoris : me souvenir. Elle m'apparait alors et un sourire nait sur mon visage alors que le sien s'estompe déjà. Depuis quelques mois, ses traits, son parfum, son rire et sa voix s'affaiblissent dans ma mémoire. Je plisse le front et ferme mes paupières avec force. Je soupire, c'est flou. Je rouvre les yeux, en espérant voir son visage souriant au dessus du mien. Tout n'aurait alors été qu'un mauvais rêve de très mauvais goût. Mais rien.
Je me retourne sur le ventre et frappe avec rage l'un des oreillers. Ridicule je vous l'accorde. Je referme mes yeux encore plus fort. Cela me fait mal à la tête mais je m'en fiche. Ma mémoire cherche, recherche et parfois imagine, invente.
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« Les yeux bleus, électriques, profonds, azur au soleil ... Les cheveux blonds, dorés, brillants. Long jusqu'au épaules ... Non, à la taille ... », pensais-je tout haut.
Mon point alla s'enfoncer a nouveau dans le matelas alors qu'un bruit entre le cris et le grognement sortait de ma bouche, synonyme de frustration.
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« Je sais plus bordel ! »Point de vu Susana S. Praver
C'est en sursaut que je me réveilla cette nuit là.
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« Tom ... », murmurais-je.
Instinctivement, ma main se porta a ma poitrine, où mon c½ur endolori bâtait a la chamade. Je remis mes cheveux en arrière en calmant ma respiration. 3h17 est l'heure qu'affiche le radio réveil.
Je me frotte les yeux en soupirant. Toujours le même rêve. Je me recouche lourdement sur le lit et les ressorts grincèrent légèrement. Et c'est avec en tête un seul et même visage que je referme les yeux : Tom.
Flash Back
Après avoir déposé Eden à l'aéroport où elle devait prendre l'avion pour le Connecticut, afin d'y retrouver son merveilleux, adorer, splendide et intelligent Gabriel, Susana accompagna Liv chez elle avant de rentrer a l'hôtel. Une fois devant la porte tourniquet principal, elle salua d'un sourire le vieux portier nostalgique. Il ôta sa casquette dans une petite révérence en se remémorant la petite Susana de cinq ans, qui a même le sol, s'amusait a s'assoir dans le tourniquet afin de se faire pousser par les portes.
Ses talons hauts claquèrent sur le marbre du hall quand elle le traversa pour atteindre l'escalier principal. Arrivée devant les ascenseurs, son portable sonna une fois, la prévenant alors qu'elle avait reçu un message. Elle due baisser la tête pour le chercher dans son sac bien trop large. Les portes s'ouvrirent quand elle l'eu attrapé, mais il retomba de sa main lorsqu'elle percuta un corps bien plus grand que le siens. Elle releva la tête brusquement, le rose aux joues.
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« Oh par ... Ah c'est vous. », finissa-t-elle dédaigneuse.
Tom rigola nullement vexé, et mis ses mains dans ses poches avant de poursuivre.
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« Bonjour Susanne, moi aussi je suis heureux de te voir, et je vais très bien je te remercie. Et toi comment vas-tu ? ».
Susana fronça les sourcils et sans avoir de raisons réellement valables, ses yeux bleus s'électrisèrent et elle répliqua, touché au vif.
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« Na. »-
« Pardon ? », demanda Tom surpris et encore une fois quelque peu déconcerté par le ton froid de Susana.
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« Je m'appelle Susana. Et non Susanne. », piqua-t-elle avec dégout a la prononciation de l'erreur.
Susana croisa les bras en signe de défis et regarda Tom du plus haut qu'elle le pouvait, ce qui le fit sourire.
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« Toutes mes plus sincères excuses Susana, se moqua-il, mais dit moi, comment vas-tu depuis notre douce et agréable discussion d'hier soir ? »La jeune fille eu un sourire énervé face a la nonchalance et au ton moqueur de son interlocuteur. Elle laissa échapper un léger ricanement que ni son éducation, ni le statut de client de Tom ne permettait. Après tout, le client est roi et si il lui semblait délectable d'attiser la retenu de Susana, que grand bien lui fasse, elle ne marcherai pas dans son jeu.
Elle se repris, ferma les yeux quelques secondes, pendant lesquelles Tom la détailla avec intérêt et perversion, et quand elle les rouvrit elle lui répondit :
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« Bien, Très bien. Et vous, avez-vous appréciez la soirée d'hier soir ?» , ne put-elle s'empêchait d'ironiser.
Cette phrase ne manqua pas de déstabiliser ce pauvre Tom qui fronça les sourcils en lui demandant de préciser ses pensées, et en la priant, au passage, de le tutoyer.
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« Paraitrait-il que vo ... que tu, y aurais rencontrer une de mes amie, méprisa-t-elle sans discernement, Liv, cela te dis peut-être quelque chose ... ».
Elle le vit alors plisser le front montrant ainsi qu'il réfléchissait, et confirmer par la même occasion l'étiquette peu glorieuse de coureur de jupons que lui collaient les medias.
Bien que quelque peu embarrassé par la situation et par les accusations ridicules et incongrus de la jeune femme, Tom ne fit rien paraitre et son sourire certes agaçant mais au combien charmant refis surface, taquinant la encore ses nerfs.
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« Jalouse ? », demanda-t-il avec provocation en se rapprochant du corps attrayant de Susana.
Ayant perdu toute contenance, elle rougie violemment et laissa tomber ses bras le long de ses hanches en écarquillant les yeux. Cela ne manqua d'ailleurs pas de faire sourire le jeune homme.
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« Laisse toi aller, t'en meurt d'envie. Y'en a qui tuerait pour avoir cette chance ... » ajouta t-il en posant ses fines mains de guitaristes sur sa taille.
Indignée, celle-ci le repoussa et sa main vain s'écraser, elle l'espérait, le plus silencieusement possible, sur sa joue.
Il resta quelque instant incrédule avant de retourner son visage vers Susana en souriant et étonnement aguicher par la tournure que prenait l'altercation.
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« Je ne pensais pas que ce genre de trucs pouvaient te plaire mais pourquoi pas ... » , dit-il en penchant sa tête vers celle de Susana, qui paralysée ne bougea pas quand il approcha ses lèvres des siennes.
Elle laissa pourtant échapper un cris d'effrois quand leurs lèvres se firent trop proches, et elle mordit celles de Tom dont le palais ne tarda pas a détecter un léger goût métalliser.
Cette fois poussé a bout, le patient et malicieux Tom hurla :
« Putain mais t'es malade ?! Il faut que t'aille consulter ma pauvre ! ».-
« C'est moi qui suis folle maintenant ? Mais c'est pourtant bien vous qui vous égayez a embrasser des gens que vous connaissez a peine a ce que je sache ! Folle, moi ! Mais c'est une farce ! », incendia Susana en essayant tout de même de préserver un timbre de voix correcte pour ne pas ameuter tout l'hôtel.
Le regard du musicien se fit noir et c'est en relevant la tête dans un ultime geste de défis qu'il répliqua.
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« Oui folle. Et qui plus est, vieille fille frigide ! T'es aussi glacé qu'une plaque de marbre ma parole ! »Susana le regarda avec déplaisir, le contourna et appuya sur le bouton d'appel de l'ascenseur. Elle se repositionna face a lui, un sourire froid et carnassier sur le visage et lui tendit la main :
« En espérant que votre séjour eu été agréable, au revoir Monsieur Kaulitz. ». Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent silencieusement derrière un Tom ébahi et déconcerté. Elle eu un dernier sourire hypocrite envers lui et entra a l'intérieur de la petite pièce dorée en réprimant cette petite voix qui lui disais qu'au fond, la hautaine et si impénétrable Susana avait été meurtrie.
Je m'applaudis là.
Plus long que d'habitude et en moins de temps.
Blague a part : Ce chapitre ? Comment le trouver vous ?
Un peu plus d'action, une altercation, et un point de vu de Tom ...
Dites moi ce que vous en pensez :)
Amicalement.
Inès.